lundi 25 mars 2013

Visite de l'usine Cycles Devinci

Pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai l'immense plaisir de vous annoncer que je suis de retour sur des vélos Devinci en 2013!

Par le passé, ce fut tout un honneur pour moi, petit gars du Saguenay, de rouler pour ce manufacturier de vélos, dont l'usine est située à deux kilomètres de la maison où j'ai grandi, à Chicoutimi.

Malheureusement, l'équipe Eva-Devinci senior avait dû fermer fin 2008 pour plusieurs raisons et j'avais heureusement trouvé une place avec la gang de Sébastien Moquin et Bruce Loranger à Montréal.

C'est dommage de laisser tomber les boys avec qui j'ai participé à deux conquêtes de championnat des mardis de Lachine, mais étant donné que cette saison de triathlon est très importante pour moi, j'ai décidé de renouveler ma flotte de vélos, et avec du très bon matériel de chez nous en plus.

Pourquoi chercher ailleurs!

En allant chercher mon premier vélo à l'usine mardi dernier, j'en ai profité pour faire une visite de l'usine avec David Régnier-Bourque, du marketing chez Devinci, ainsi que le paternel Luc Maltais qui n'a pas manqué sa chance d'enfin visiter cette usine, un des joyaux de la Vallée de l'aluminium.

GO!

Ça commence justement avec un tube d'aluminium, qui arrive d'Asie, où il a été hydroformé. Il s'agit d'un processus hydraulique qui permet de donner au tube la forme demandée par le fabricant.


Ensuite, les opérateurs peuvent le retravailler comme bon leur semble.



Devinci reçoit aussi énormément d'aluminium en vrac, directement de l'usine Rio tinto Alcan de Jonquière. Voici un cube.


Il s'en va dans cette machine, où une programmation le transformera en une pièce quelconque.



Et ça avance! Il faut bien lubrifier. Pour voir une machine semblable en action, rendez-vous à 1min54sec de ce vidéo.


Abracadabra! Une pièce de pivot de suspension arrière pour un prototype de vélo "all-mountain".


 L'ensemble de ces pièces taillées et des tubes retravaillés sont ensuite attachés ensembles avec une pré-soudure dans un gabarit spécifique à chaque modèle en aluminium. Voici des gabarits de toutes les grandeurs pour les vélos de montagne Atlas. 

 Il iront dès lors au vrai soudage. Voici des bixis après cette étape.


Ensuite, ça chauffe. Les cadres sont placés dans ce four, qui permet à l'aluminium de retrouver ses propriétés plus malléables.


Dès la fin de la cuisson, les travailleurs ont environ une heure pour fixer le cadre selon les dimensions exigées par cet autre gabarit. Une fois ce délai expiré, l'aluminium redevient plus rigide et on envoie les cadres dans un autre four, pour les faire "vieillir".


 Une fois vieillis comme un bon vin, les cadres sont trempés dans des bacs de lavage et c'est l'heure de la peinture. Ici, un vieux cadre dont le client a demandé une nouvelle couleur.


Lors de notre visite, un arrivage de cadres de descente Wilson Carbon, vainqueur l'an dernier en coupe du monde avec le Canadien Steve Smith comme pilote, était sur le point d'être peinturé. 

Ces cadres allaient recevoir une peinture spéciale, puisqu'ils sont justement destinés aux coureurs de l'équipe de Descente professionnelle Devinci Global Racing!


Voici des cadres de vélo de route et de montagne en carbone, tout juste arrivés à l'usine. 


Et des pièces pour tout assembler. On est loin du magasin de vélo du coin.


Des fourches, en veux-tu? En vlà!


Toutes ne verront pas la lumière du jour par contre. Bienvenue au département de recherche et développement, où les pièces sont mises à rude épreuve. 

Cette masse tombe sur les fourches pour voir à quel point elles sont solides. Devinci s'assure de dépasser largement les normes de l'industrie du vélo et n'a jamais lésiné sur le R&D. On se rappelle tous des fameux vélos instrumentés!


Juste à côté, on test la solidité des cadres avec des pistons hydrauliques qui les maltraitent dans tous les angles imaginables jusqu'au point de rupture. La peinture jaune permet de mieux voir les fissures après de longues heures de banc de test.



Devinci assemble aussi plusieurs de ses roues. Après qu'un technicien ait mis les raillons au bon endroit, elle s'en vont dans cette machine pour avoir un alignement parfait.


Ça sort comme des petits pains chauds.


Oh... Que vois-je?


Les vélos de triathlon/contre-la-montre Léo t2 sont sur la chaîne de montage. Voici le vélo qui, je l'espère, me propulsera jusqu'à Hawaii en octobre. Aux couleurs du dragon "Toruk" dans le film Avatar, je n'ai pas le choix de dominer...


 Et attendant, j'ai déjà reçu mon vélo de route pour le début de saison, les courses en peloton et les longues sorties avec de vrais cyclistes, qui ne veulent pas de vélos de triathlon dans leur groupe!

J'ai roulé le Léo Sl en 2008 et c'est la meilleure bécane que j'ai pu essayée à ce jour. Je ne suis pas le seul à l'aimer, il s'est même classé dans le haut du classement du guide d'achat du réputé magazine Bicyling. 

Je n'attends rien de moins que la perfection :D

Mais en attendant, il neige et on fait du rouleau. 


Merci aux gens de Devinci pour leur support et pour cette visite!! Je suis très fier de vous représenter cette année.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour la visite David! Intéressant!

Vicky B.