dimanche 19 mars 2017

Le camp du pauvre 2017

La cabane au Canada
De nos jours, le mot pauvre est automatiquement péjoratif. Mais cette fois, il n'en est rien, rassurez-vous!

Je n'en suis pas à mon premier camp du pauvre. Ce concept est né lors de mon premier printemps universitaire. Au terme de la session, je n'avais pas économisé pour un camp d'entraînement dans le sud comme lors des deux années précédentes. Je donc suis resté en vacances chez moi et je me suis entraîné fort, bien installé dans mes affaires.

Depuis ce temps, la formule persiste. Once you go pauvre, you never go back. Il y a tant à découvrir près de chez soi de toute façon. La beauté du camp du pauvre, c'est que tout le monde peut le faire, pas seulement les pauvres

Étant trop dans le feu de l'action au cours de l'été 2016, j'ai oublié de prendre ma seconde semaine de vacances. Je l'ai donc prise la semaine dernière. Direction Saguenay, chez mes parents. Ce qui est merveilleux, c'est que depuis l'apparition des fatbikes, le camp du pauvre peut avoir lieu 12 mois par année! J'ai emprunté un Gros Louis de ma couleur préférée et c'est parti.

Objectifs du camp: 

1- Respecter mes limites physiques de début de saison
2- Favoriser la récupération/grasse matinée de vacances et éviter les microbrasseries
3- FAIRE DU SPORT

Comme le fatbike n'est pas idéal à tous les jours, il faut savoir varier. Je suis peut-être à la retraite du triathlon, mais j'aime encore courir plusieurs fois par semaine en traînant mes 15 livres de REER accumulées depuis ma retraite.

Même si je n'apprécie pas plus le ski de fond qu'à mes débuts il y a 7 ans, il faut avouer qu'il y a de belles pistes au Royaume du Sag-Lac et que j'aurais été fou de ne pas skier un peu. 

Voici donc mon journal de bord et un résumé en données Strava (because 2017) de ce premier camp du pauvre HIVERNAL! :D




Ah Seigneur que ça commence raide avec un beau -20 degrés et des vents violents qui descendent le tout à -35. Ce sera de la course à pied sur le parcours d'endurance que je faisais à chaque semaine quand j'étais ado. Pas le choix, le camp d'entraînement est commencé. Il faut au moins sortir et s'entraîner aussi longtemps que possible. Ce soir-là, je rentre complètement congelé et à moitié mort.



Il ne fait pas plus chaud aujourd'hui. Me voilà à Alma, le centre du monde selon Rebecca Beaumont, pour un peu de fatbike. C'est ici que j'ai remporté ma première course de vélo à 12 ans. C'est toujours un bon souvenir mais quand c'est arrivé, il faisait plus chaud! Encore une fois, je roule jusqu'à ce que je gèle.

La bête au repos

CDP Jour 3: Repos

Je suis dans le bois depuis hier soir au camp de mon père au Lac-St-Jean. Nous y serons jusqu'à demain alors c'est le temps rêvé pour d'autres activités. C'est bizarre de prendre un repos après deux jours mais compte tenu de la difficulté des deux derniers entraînements par grand froid, tout cela est bienvenue. C'est l'heure de bûcher du bois, faire une longue ride de ski-doo et jouer au Monopoly toute la soirée.




Il devait faire plus chaud aujourd'hui! Il n'en est rien. N'empêche que l'entraînement reprend dans les sentiers de fatbike du Mont-Lac-Vert. Je connais bien la montée. C'est à cet endroit que je venais faire des intervalles longs en vélo de montagne suivi des entraînements de descente du type Lâche lé Brakes!


Mon inspiration...

Rien n'a changé. Cette montagne offre toujours de belles montées et de belles descentes. Sans les feuilles dans les arbres, on peut admirer la région au complet et c'est encore plus beau. Mes vêtements me permettent de tenir plus longtemps un peu, assez pour que mes jambes soient bien fatiguées.



La tempête-du-siècle annuelle a frappé beaucoup moins fort au Saguenay si on compare aux autres régions du Québec. N'empêche qu'il y a beaucoup de neige dans les rues. C'est parfait pour les articulations qui survivront mieux à une longue course à pied, ma plus longue en 3 ans. Faut juste accepter d'aller lentement. J'apprécie le -10 degrés...!



Le centre de ski de fond Le Norvégien est certainement la référence dans la région. Les pistes sont très difficiles sans toutefois imposer des montées ridiculement longues et des descentes extrêmes. C'est up and down et c'est impossible de s'endormir sur ses skis. La neige n'est pas encore bien compactée, ça défonce quand même beaucoup. N'ayant pas skié depuis un mois, je me rends presque à l'épuisement. Je suis fier de mon camp d'entraînement jusqu'à maintenant. Pas facile!



Ah là, par exemple! Toute cette belle neige a finalement durci! Wow, trop facile. Je pourrais skier à l'infini, mais après deux heures et demi d'entraînement, deux tours complets du Parc rivière-du-moulin et encore deux jours à faire au camp, aussi bien aller faire autre chose!



Le boisé panoramique est un site de vélo de montagne hautement sous-estimé. J'y ai passé toute ma jeunesse et c'est un endroit unique. Cette portion de forêt en plein milieu de la ville, gracieusement prêtée par l'Alcan depuis bientôt 20 ans, est devenu un incontournable du vélo de montagne tout en étant un site gratuit à contribution volontaire.

Presque toutes les pistes disponibles en été sont maintenant entretenues pour le fatbike. Je suis donc parti redécouvrir le boisé en version hivernale. C'est parfaitement adapté pour le vélo d'hiver car les côtes ne sont pas trop pentues, ce qui permet d'avoir une bonne traction à peu près partout. Profitons du PANO car son temps est probablement compté, Rio Tinto Aluminium ayant malheureusement besoin de construire un nouveau lac de Bauxite. Ils sont tout de même chez eux et je crois qu'il faut surtout leur dire merci pour toutes ces belles années.

FIN

J'ai mal aux mollets, aux épaules et au fléchisseur de la hanche droite. En d'autres mots, je suis FENI. La journée de dimanche est annulée. J'ai besoin d'un peu de repos, comme au terme d'un vrai camp d'entraînement. Avec les droits d'accès au différents sites et l'essence pour l'aller-retour Québec-Saguenay, ce camp m'a coûté exactement 100$.

Pas besoin de vous dire qu'il y aura toujours un prochain camp du pauvre. Je ne connais pas les dates ni le lieu. Tout ce que je sais, c'est que ça sera très payant et que ça ne coûtera presque rien.

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Coming soon... Captain Vermont and the mud war

6 commentaires:

Alex Simard a dit…

David, comment tu fais lorsque tu arrete en vélo, celui-ci n'a pas de pied.....

Anonyme a dit…

Salut,
Je lis toujours ton blogue et je le trouve intéressant! Tes vacances de pauvre sont calculés comme un gars de la génération X! Moi,je trouve que c'est des vacances tout inclus avec un forfait excursion (Ski doo) sur "Le Bras" des parents,mais ça ne compte pas car cela est un acquis à la naissance 😀!

François

David Maltais a dit…

Tu m'enlève les mots de la bouche! Oui j'appelle ça le Club Med du Nord et c'est vrai que ce sont des acquis pas mal le fun. Mais ce n'est pas toujours comme ça, quand je reste à mon appartement c'est tranquille pas mal!!! Merci et bonne saison!!

David Maltais a dit…

Hey Alex ouais ce fatbike n'a pas de pied faut je trouve une solution!!!! :S :O ;D

Laurent Martel a dit…

Question de rajouter un peu de difficulté, on pourra aussi se faire un tour du Mont Valin en style libre, 40 bornes bien senties et qui garantissent des traces dans l'organisme. C'est pas très loin, c'est difficile et beau, bref, un must. On pourra, au passage, apprécier mon coeur resté pendu dans un arbre vers le sommet du Valin le week-end dernier... putain, je l'ai senti passer celle-là!!!

David Maltais a dit…

HAHAHA oui Laurant j'ai pensé à finir le camp avec le Tour des Monts. Connaissant le secteur à peu près par coeur, je me suis dit que c'était irréaliste avec le peu de ski que j'ai fait cet hiver. Même qu'on a mit les efforts en ski comme toi durant tout l'hiver, ça reste toute une épreuve, bravo.