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Lyne Bessette: quand le vélo devient ton mode de vie

Le grand public a connu Lyne Bessette, l'olympienne en cyclisme, au tournant du présent millénaire. Elle a connu une grande carrière chez les professionnelles qui dura plus de 10 ans.

Mais depuis qu'elle a cessé de courir chez les pros, c'est le monde du vélo qui découvre la vraie Lyne Bessette: Celle qui participe à des événements en tout genre, qui roule encore à bloc avec les pros à l'occasion, qui organise des rides de fou, celle qui parle à tout le monde et qui fait toujours du sport par pur plaisir.

Lyne est dans le Team Gris depuis le début. Ce n'est pas une équipe, c'est un style de vie et elle mord dedans à fond. Elle a eu la gentillesse de nous écrire les mots suivants. Bonne lecture!


Check ça! Sans les mains!

Je suis grise.

Ca fait un bon bout de temps que je fais du vélo... Depuis que je suis petite dans la rue en face de chez nous, avec mon frère, sur des béciks que mon père nous ramassait dans les poubelles pour les remettre à neuf.

Ça fait longtemps...

Depuis, je suis passée par une panoplie de vélos: avec siège banane, une barre de fille, des poignées mustang, un vélo de montagne pas de suspension, en acier, titane, alu, carbone et j'en passe.

Chacun de ces vélos m’a fait vivre quelque chose de différent. Que ce soit le plaisir de descendre une cote attachée par les guidons avec mon frère... Monter la côte en avant de chez nous le plus vite possible, aller à l'école, faire des courses, voyager ou passer par-dessus des racines mouillées (je déteste).

Le vélo m'a fait vivre le stress, les pleurs, la joie, le questionement de soi, la détresse, l'aventure, les jeux olympiques.

À la base le vélo, c'est gris, c’est le plaisir, le dépassement de soi, la joie, la paix, les amitiés, l’entraide et le bonheur d'une certaine liberté.

Je suis de la tempe des gris, surtout que maintenant, je ne vis plus que pour le vélo, c'est devenu un mode de vie.

Quand j'ai arrêté de courir chez les pros, je n'ai pas pu arrêter tout ce qui m'a fait vibrer durant toutes ces années: Rouler, courir, s'entraîner en jouant dehors. 

Plusieurs athlètes arrêtent tout lorsqu'ils se RETIRENT de leur sport. Le mot retraite peut faire peur. Certains commanditaires laissent même tomber leurs athlètes dès qu'ils prononcent ce mot.

Je ne suis pas d'accord. La « retraite » permet de regarder devant, passer à autre chose, de changer un peu ou pas du tout, de partager notre passion du sport, d'essayer de nouvelles activités, de travailler plus, ou moins :), que lorsque vous étiez athlète. Ça permet de profiter de la vie d'une toute nouvelle façon.

La seule retraite que j'ai prise, c'est celle d'une carrière sportive qui exige la pratique d'un seul sport avec un plan d'entraînement précis. 

J'ai pris ma retraite de cette vie d'athlète pro qui rate de longues rides entre amis pour faire de l'entraînement spécifique.

J'ai pris ma retraite du temps perdu dans une chambre à hôtel avec les jambes dans les airs pour mieux récupérer en vue de la course de demain.

J'ai pris ma retraite des marches interdites parce que ça fatigue les jambes.

Lyne l'athlète passionnée, elle, n'est pas sur le point de prendre sa retraite. 

Je n'arrêterai pas de courir deux fois par jour parce que j'en ai envie, de courir après avoir roulé par je me suis inscrite à un triathlon extrême pour le fun. 

Je ne suis pas une retraitée des marathons de trail, des courses de cyclocross quand ça me tente de courir avec toutes ces jeunes filles impressionnantes. 

Je ne suis pas une retraitée des courses d'aventures, parce que c'est difficile et super trippant.

Je ne prendrai jamais ma retraite de cette vie active que j'aime.

Lyne

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